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Fonctionnalité · Merchandising

Merchandising en grande surface : planogrammes, relevés et part de linéaire

En grande surface, le produit ne se vend pas au gérant : il se défend dans le rayon. Ce qui se joue là — la présence, le nombre de facings, l'emplacement, la fraîcheur — n'apparaît dans aucun chiffre de vente. Il faut aller le voir, et le mesurer de la même façon d'un magasin à l'autre.

En bref

Une application dédiée
L'agent en grande surface a son propre outil : magasins, tournées, relevés et commandes — pas l'application du vendeur détournée.
Le rayon est mesuré, pas raconté
Ruptures article par article, facings comptés, part de linéaire calculée sur place, le tout horodaté et localisé.
Le relevé sert à quelque chose
Ce qui manque en rayon nourrit une commande suggérée, saisie dans la foulée de la visite.

Qu'est-ce que la part de linéaire ?

La part de linéaire est la proportion de l'espace d'exposition qu'occupent vos produits dans un rayon, rapportée à l'espace total occupé par la catégorie. Elle se mesure en facings — le nombre d'unités visibles en façade d'étagère, celles que le client voit sans fouiller.

Le calcul est une division : six facings à vous sur seize facings au rayon donnent une part de linéaire de 37,50 %. Comparée à votre part de marché sur la même catégorie, elle dit si le rayon vous rend l'espace que vos ventes justifient, ou si un concurrent occupe le terrain à votre place.

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Une seconde application, pour un autre métier

L'agent de merchandising ne fait pas le travail d'un vendeur. Il ne charge pas de camion, il n'encaisse pas, il ne tient pas de stock. Il visite des magasins, observe des rayons, corrige ce qu'il peut corriger, et rapporte ce qu'il a vu. Lui donner l'application du vendeur reviendrait à lui demander d'ignorer les trois quarts de son écran.

Kuixel comprend donc deux applications Android distinctes. Celle du merchandising ouvre sur ce dont l'agent a besoin : ses tournées, ses magasins, ses relevés du jour et ses commandes. Les deux partagent le même référentiel d'articles et le même back-office — ce sont deux portes vers la même maison, pas deux logiciels à réconcilier.

Comme l'application vendeur, elle travaille sans réseau : derrière les murs d'une grande surface, la couverture est souvent inexistante, et c'est précisément là que le relevé se fait.

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Le planogramme est la règle du rayon

Un planogramme est le plan d'implantation d'un rayon : quels produits, à quelle place, sur quel niveau d'étagère, avec combien de facings chacun. Il résulte de la négociation entre le fournisseur et l'enseigne, et il engage les deux parties.

Sa valeur dépend entièrement de son respect. Un accord qui prévoit quatre facings à hauteur d'yeux ne vaut rien si le rayon en montre deux en bas de gondole. Le relevé sert exactement à cela : constater l'écart entre ce qui était convenu et ce que le magasin montre ce jour-là, magasin par magasin, sur une base comparable.

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Le relevé se fait article par article

Dans le rayon, l'agent parcourt la liste de ses références et bascule chacune : présente ou en rupture. C'est le geste le plus simple de la visite, et le plus utile — une rupture non signalée est une vente perdue que personne ne comptera jamais, puisqu'elle n'apparaît dans aucun historique.

Le relevé porte son horodatage et la position du magasin. On sait donc quand il a été fait, et où. Une visite déclarée depuis le parking ne ressemble pas à une visite faite dans le rayon, et la différence se voit.

Saisie d'un relevé merchandising Kuixel : ruptures produit et part de linéaire calculée en magasin.
La saisie en rayon : les ruptures basculées article par article, puis le linéaire avec le facing propre, le facing concurrents et la part estimée recalculée en direct — 6 sur 16, soit 37,50 %.

Ce qu'un relevé contient

  • Le magasin et l'enseigne

    Le point de vente visité, rattaché à sa tournée et à l'agent qui l'a relevé.

  • Le rayon concerné

    Un même magasin peut faire l'objet de plusieurs relevés, un par rayon suivi.

  • Le commentaire de visite

    Ce que les cases ne prévoient pas : un chef de rayon absent, une opération concurrente, une promotion mal installée.

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Facing propre, facing concurrent, part calculée

Pour chaque référence suivie, l'agent saisit deux nombres : ses facings à lui, et les facings occupés par la concurrence sur le même linéaire. La part se calcule immédiatement, à l'écran, pendant qu'il est encore devant l'étagère.

Ce calcul en direct n'est pas un détail d'ergonomie. Un chiffre affiché sur place peut être vérifié sur place : si la part paraît fausse, c'est le comptage qui est faux, et il se refait en dix secondes. Le même chiffre calculé au bureau le lendemain n'est plus contestable ni corrigible.

L'emplacement en rayon est relevé avec : niveau d'étagère, position, tête de gondole éventuelle. Deux facings à hauteur d'yeux ne valent pas deux facings au ras du sol, et un tableau qui l'ignore compare des choses qui ne se comparent pas.

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Prix concurrents, stock, dates et PLV

Le rayon dit d'autres choses que la place occupée. Le relevé les recueille dans des sections dédiées, chacune facultative selon ce qu'on demande à l'agent ce jour-là.

  • Les prix pratiqués

    Le prix affiché sur vos produits et sur ceux des concurrents. C'est la donnée qui explique le plus souvent une part de marché qui bouge.

  • Le stock en rayon et en réserve

    Un rayon plein sur une réserve vide annonce la rupture de la semaine suivante.

  • Les dates de consommation

    Les lots proches de leur limite, avant qu'ils ne deviennent un retour à négocier avec l'enseigne.

  • La PLV en place

    Le matériel de mise en avant réellement installé, comparé à celui qui a été livré et facturé.

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Les questionnaires de visite

Une campagne pose des questions que le relevé standard ne prévoit pas : le nouveau conditionnement est-il en rayon, l'affiche de l'opération est-elle posée, le chef de rayon a-t-il été rencontré. Ces questions se paramètrent au bureau et remontent sur le téléphone de l'agent, rattachées à la visite.

L'intérêt d'un questionnaire par rapport à un commentaire libre est qu'il produit des réponses comparables. Trente commentaires libres se lisent un par un ; trente réponses fermées se comptent, et donnent un taux de conformité par enseigne ou par région.

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Du relevé à la commande suggérée

Constater une rupture sans rien en faire, c'est perdre la moitié du déplacement. Les manques relevés en rayon alimentent une commande suggérée : les références absentes ou faibles, dans les quantités qui rétablissent le linéaire prévu.

L'agent ajuste cette proposition avec le responsable du magasin — il connaît la rotation réelle et la place disponible — puis l'enregistre. La commande part vers le bureau à la synchronisation suivante, avec le relevé qui l'a motivée. La visite produit donc deux choses : une observation et un flux.

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Ce que le bureau reçoit

Chaque relevé validé arrive au back-office tel qu'il a été saisi : l'en-tête avec le magasin, l'agent, la tournée et le rayon, le tableau des présences et des ruptures, puis le tableau du linéaire avec ses facings, ses parts calculées et ses emplacements.

À partir de là, ce sont des séries : la part de linéaire d'une enseigne mois après mois, le taux de rupture par référence, les magasins jamais conformes au planogramme. Les rapports s'exportent, et la traçabilité du parcours s'applique aux agents comme aux vendeurs : on sait quels magasins ont été visités, à quelle heure, et combien de temps.

Relevé merchandising Kuixel au back-office : ruptures produit, facings et part de linéaire relevés en magasin.
Le relevé arrivé au bureau : magasin, agent, tournée et rayon en en-tête, présence ou rupture article par article, puis le linéaire avec le facing propre, le facing concurrents, la part calculée et l'emplacement en rayon.

Les autres modules

La journée ne s'arrête pas à ce module.

  • Tournées et circuits

    Décrire ses circuits une fois, laisser l'application proposer l'ordre du jour, puis comparer le trajet réel au trajet prévu.

  • Vente en tournée

    Le document se choisit et s'imprime chez le client, le prix descend du barème, le crédit s'arrête à son plafond.

  • Stock camion et chargement

    Ce qui monte dans le camion est confirmé ligne à ligne, et le stock se tient tout seul jusqu'à l'inventaire.

  • Caisse, clôtures et recouvrement

    X de caisse, remise au dépôt, clôture qui fige la journée, puis la balance âgée et les promesses de paiement.

La suite

Relevons un rayon ensemble.

Donnez-nous une enseigne, un rayon et vos références : nous montrons le relevé tel que l'agent le saisit en magasin, la part de linéaire calculée devant vous, et le document tel qu'il arrive au bureau.